Des préjugés longtemps ancrés sur les femmes et le football

Au début des années 1920, de nombreuses voix se sont élevées contre la pratique du football par les femmes. Un certain nombre de clubs féminins sont créés à travers l’Europe mais des conservateurs de tous bords affirment ouvertement leur opposition afin de décourager la participation des femmes à ce sport qualifié de masculin.

Les femmes jugées trop violentes

Du côté des Belges et des Anglais, les fédérations interdisent purement et simplement à leur associations affiliées d’apporter le moindre soutien au football version féminine. La France n’était pas en reste et la presse conservatrice n’ont de cesse de fustiger le football féminin à travers ses papiers. D’une part, on disait que le football est trop violent et ne peut être pratiqué par ces dames, jugées trop délicates, de l’autre, on affirmait que ce sont ces dames qui sont trop violentes. En effet, on disait alors que les femmes sont trop impulsives, trop sensibles et que les matches risquent de les pousser à se jalouser, voire à se haïr. Certains journaux antiféministes assuraient qu’il n’est bon pour personne d’avoir à assister à des batailles entre femmes, à du crêpage de chignons probable à l’issue des matches.

Le football féminin n’était pas encouragé

Ce serait un euphémisme de dire qu’en cette époque, le football n’était pas encouragé. Le fait est que tous les moyens étaient bons, voire excellents, pour inciter le public, féminin y compris, à ne pas soutenir les femmes qui exprimeraient ne serait-ce que le désir de soutenir le football féminin. Si l’on se réfère à certains articles de La Presse des années 1920, le basket, le tennis, la course seraient toujours meilleurs pour les femmes que le football. Le sport féminin oui mais dans tous les cas, pas le football.

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